{"id":24,"date":"2014-01-01T16:47:44","date_gmt":"2014-01-01T16:47:44","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost:8888\/test\/?p=483"},"modified":"2022-03-02T23:11:06","modified_gmt":"2022-03-02T23:11:06","slug":"economie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/adabla.com\/en\/2014\/01\/01\/economie\/","title":{"rendered":"Economie"},"content":{"rendered":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"IaWItacisx\"><a href=\"https:\/\/adabla.com\/en\/\">LE MADE IN CI<\/a><\/blockquote><iframe loading=\"lazy\" class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; visibility: hidden;\" title=\"\u00ab\u00a0LE MADE IN CI\u00a0\u00bb &#8212; Adabla Mon  march\u00e9\" src=\"https:\/\/adabla.com\/embed\/#?secret=84gczAzYNs#?secret=IaWItacisx\" data-secret=\"IaWItacisx\" width=\"600\" height=\"338\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe>\n    Croissance \u00e9conomique et d\u00e9veloppement\n\nLa C\u00f4te d&rsquo;Ivoire fait figure de puissance \u00e9conomique sous r\u00e9gionale, contribuant \u00e0 plus du tiers du PIB de l&rsquo;UEMOA et plus de 40% des exportations de la zone. Sa population est estim\u00e9e \u00e0 25,6 M d&rsquo;habitants (soit 21% de la population totale de l\u2019UEMOA), dont 4,5 M d\u2019\u00e9trangers. Plac\u00e9e depuis 2012 sur un sentier de croissance soutenue \u2013 de l\u2019ordre de 8% par an en moyenne \u2013  l\u2019\u00e9conomie ivoirienne a travers\u00e9 plusieurs crises concomitantes en 2017 (baisse du cours mondial du cacao de pr\u00e8s de 50%, remont\u00e9e des cours du p\u00e9trole, mouvements sociaux et mutineries, etc.). La C\u00f4te d\u2019Ivoire pr\u00e9sente des signes de transformation structurelle, comme en t\u00e9moignent l\u2019\u00e9mergence d\u2019une transformation locale de mati\u00e8res premi\u00e8res et la diversification des exportations. Le pays semble progressivement passer d\u2019un r\u00e9gime de croissance tir\u00e9 par les exportations et l&rsquo;investissement public \u00e0 un r\u00e9gime majoritairement tir\u00e9 par les investissements priv\u00e9s en capital et la hausse de la productivit\u00e9. Par ailleurs, la p\u00e9riode de faibles investissements publics des ann\u00e9es 2000 a laiss\u00e9 place \u00e0 un d\u00e9ficit en infrastructures que la C\u00f4te d\u2019Ivoire continue de combler, \u00e0 travers la politique de grands travaux initi\u00e9e par les autorit\u00e9s depuis 2011. Ainsi, le pays disposerait d\u2019environ 50% du r\u00e9seau routier de l\u2019UEMOA.\n\nLes r\u00e9cents travaux de rebasage des comptes nationaux, en passant de 1996 \u00e0 2015 comme nouvelle ann\u00e9e de base, ont conduit \u00e0 une r\u00e9\u00e9valuation du PIB de la C\u00f4te d\u2019Ivoire de 38,2% et une confirmation du dynamisme de l\u2019\u00e9conomie ivoirienne avec une croissance moyenne de 7% sur la p\u00e9riode 2015-2018. Le pays maintient son rang de 1er producteur mondial de cacao (plus de 40% de part de march\u00e9) et est m\u00eame devenu en l\u2019espace de quelques ann\u00e9es le 1er producteur mondial d\u2019anacarde (autour de 20% de la production mondiale). Le secteur primaire, principalement ax\u00e9 sur l\u2019agriculture, repr\u00e9sente 22% du PIB ; le secteur secondaire, qui compte pour environ 23% du PIB, concerne principalement le raffinage de p\u00e9trole, l\u2019\u00e9nergie, l\u2019agro-alimentaire et le BTP ; enfin, le secteur tertiaire, pr\u00e9pond\u00e9rant \u00e0 environ 55% du PIB, est domin\u00e9 par les t\u00e9l\u00e9communications, les transports (portuaire et a\u00e9rien), le commerce et les activit\u00e9s financi\u00e8res. La performance et la r\u00e9silience de l\u2019\u00e9conomie ivoirienne reposent \u00e9galement sur la stabilit\u00e9 mon\u00e9taire que lui conf\u00e8re son appartenance \u00e0 l\u2019UEMOA et qui se traduit notamment par une inflation faible (en dessous de 3%).\n\nEn 2019, la croissance s\u2019est \u00e9tablie \u00e0 +6,9%, gr\u00e2ce au dynamisme de l\u2019industrie extractive, de l\u2019industrie agro-alimentaire, de la construction, du transport et du secteur agricole. En 2020, du fait de l\u2019impact de la pand\u00e9mie \u00e0 COVID-19, la croissance a ralenti \u00e0 +2%. Le FMI table sur un rebond fort \u00e0 +6% d\u00e8s 2021, ce qui en ferait l\u2019une des \u00e9conomies les plus dynamiques d\u2019Afrique. A moyen terme, le rythme de croissance devrait l\u00e9g\u00e8rement s&rsquo;am\u00e9liorer \u00e0 +6,3% en moyenne sur la p\u00e9riode 2022-2025, soutenu par les investissements importants pr\u00e9vus dans le cadre du Plan National de D\u00e9veloppement 2021-2025. L\u2019inflation demeure ma\u00eetris\u00e9e (estim\u00e9e \u00e0 2,5% en 2020 puis 2% en 2021), en-de\u00e7\u00e0 du plafond communautaire de l\u2019UEMOA de 3%.\n\nN\u00e9anmoins, les bonnes performances \u00e9conomiques n\u2019\u00e9ludent pas le fait que le pays reste marqu\u00e9 par la persistance de disparit\u00e9s socio-\u00e9conomiques et g\u00e9ographiques majeures. Avec une esp\u00e9rance de vie \u00e0 la naissance d\u00e9passant \u00e0 peine 57 ans (4 ans de moins que la moyenne subsaharienne), le pays se classe 162\u00e8me sur 189 pays au classement IDH 2020 du PNUD. L\u2019incidence de la pauvret\u00e9, en consid\u00e9rant le seuil national (947 FCFA \/ jour ; 1,4 EUR\/jour), est estim\u00e9 \u00e0 39,4% en 2018. Des disparit\u00e9s g\u00e9ographiques majeures persistent entre Abidjan, la capitale \u00e9conomique et financi\u00e8re du pays, et le reste du territoire : 80% de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique du pays rel\u00e8verait de la seule ville d\u2019Abidjan qui abrite pourtant un peu moins du quart de la population du pays. Par ailleurs, l\u2019\u00e9conomie reste encore largement informelle avec une part estim\u00e9e \u00e0 51% du PIB ; l\u2019emploi informel occupant quant \u00e0 lui plus de 90% de la force de travail. Le pays doit \u00e0 pr\u00e9sent travailler \u00e0 consolider un r\u00e9gime de croissance plus inclusive.\n\n    Finances publiques\n\nLe d\u00e9ficit budg\u00e9taire global s\u2019est creus\u00e9 en 2020 \u00e0 5,6% du PIB (contre 2,3% du PIB en 2019), du fait des mesures de riposte sanitaire et de soutien \u00e0 l\u2019\u00e9conomie pour faire face \u00e0 la pand\u00e9mie. Les autorit\u00e9s ont d\u00e9cid\u00e9 de retarder la consolidation budg\u00e9taire et de maintenir le d\u00e9ficit budg\u00e9taire en 2021 au m\u00eame niveau qu\u2019en 2020 (contre 4,6% du PIB pr\u00e9vu dans la LFI 2021), en raison d\u2019une hausse des d\u00e9penses de s\u00e9curit\u00e9 et d\u2019autres besoins de financement pour les investissements, coupl\u00e9e \u00e0 un niveau de recettes moindre que pr\u00e9vu. Les autorit\u00e9s pr\u00e9voient d\u00e9sormais d\u2019atteindre la cible r\u00e9gionale de convergence de 3% du PIB de d\u00e9ficit budg\u00e9taire au plus tard en 2024 au lieu de 2023. Le taux de pression fiscale demeure faible, \u00e0 12,4% du PIB en 2020, tr\u00e8s en de\u00e7\u00e0 de l\u2019objectif communautaire de 20%.\n\nLa C\u00f4te d\u2019Ivoire reste expos\u00e9e \u00e0 un risque mod\u00e9r\u00e9 de surendettement, mais est vuln\u00e9rable aux chocs sur les exportations et les conditions financi\u00e8res des march\u00e9s internationaux. Outre les traditionnelles interventions sur le march\u00e9 r\u00e9gional de la dette, le pays contracte des engagements aupr\u00e8s de bailleurs notamment bilat\u00e9raux comme la Chine dans le cadre de projets d\u2019infrastructures et fait appel de mani\u00e8re quasi annuelle au march\u00e9 offshore via des \u00e9missions d\u2019Eurobonds. En novembre 2020, la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire a ainsi \u00e9mis avec succ\u00e8s un Eurobond \u00e0 hauteur de 1 Md EUR \u00e0 4,875% sur 11,2 ans, marquant ainsi la r\u00e9ouverture des march\u00e9s obligataires internationaux aux pays d\u2019Afrique subsaharienne depuis le d\u00e9but de la pand\u00e9mie \u00e0 COVID-19. A noter que la C\u00f4te d\u2019Ivoire b\u00e9n\u00e9ficie depuis le 6 juillet 2021 d\u2019une nouvelle notation de cr\u00e9dit par l\u2019agence Standard &amp; Poor&rsquo;s (S&amp;P) : \u00ab BB- \u00bb avec perspective stable, devenant ainsi le 2\u00e8me pays le mieux not\u00e9 d\u2019Afrique sub-saharienne chez S&amp;P. Quelques semaines apr\u00e8s, l\u2019agence de notation Fitch Ratings a, \u00e0 son tour, relev\u00e9 la note de la C\u00f4te d&rsquo;Ivoire de \u00ab\u00a0B+\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0BB-\u00ab\u00a0, avec perspectives stables.\n\nLa dette publique a fortement augment\u00e9 en 2020 (+8,9% du PIB), du fait des importants besoins de financement engendr\u00e9s par la pand\u00e9mie \u00e0 COVID-19. Elle se situe \u00e0 47,7% du PIB en 2020 et est attendue \u00e0 49,4% du PIB \u00e0 fin 2021. Selon les projections du FMI, la tendance devrait s\u2019inverser \u00e0 partir de 2024, avec un ratio d\u2019endettement attendu \u00e0 49,1% du PIB en 2026. Le  principal point d&rsquo;attention concerne le service de la dette qui repr\u00e9sente d\u00e9sormais pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des recettes fiscales selon les donn\u00e9es de la Loi de finances initiale 2021.\n\n    Climat des affaires\n\nL\u2019am\u00e9lioration du climat des affaires demeure une condition sine qua non au maintien d\u2019un r\u00e9gime de croissance soutenu \u00e0 moyen terme. Depuis 2011, de nombreux progr\u00e8s ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s notamment sur les plans juridique (codes des investissements, minier, de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, des t\u00e9l\u00e9communications\u2026) et institutionnel (cr\u00e9ation du tribunal du commerce, du guichet unique \u2026). En 2018 puis en 2019, le pays a gagn\u00e9 respectivement 17 puis 12 places dans le classement Doing Business pour se hisser au 110\u00e8me rang mondial sur 190 pays. N\u00e9anmoins, de nombreux obstacles demeurent s\u2019agissant notamment de la gouvernance (104\u00e8me place sur 176 pays au classement de Transparency International sur la perception de la corruption) ou encore de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 fonci\u00e8re. L\u2019\u00e9mergence d\u2019un secteur priv\u00e9 local reste \u00e9galement entrav\u00e9e par les difficult\u00e9s d\u2019acc\u00e8s aux financements. Enfin, m\u00eame si le secteur bancaire ivoirien pr\u00e9sente des indicateurs dans l\u2019ensemble bien orient\u00e9s, les autorit\u00e9s r\u00e9gionales doivent poursuivre leurs efforts pour am\u00e9liorer l\u2019inclusion bancaire : la C\u00f4te d\u2019Ivoire affiche un taux de bancarisation faible de l\u2019ordre de 19% de sa population, mais c&rsquo;est surtout gr\u00e2ce \u00e0 la prise en compte du recours \u00e0 la monnaie \u00e9lectronique et de la microfinance.\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"IaWItacisx\"><a href=\"https:\/\/adabla.com\/en\/\">LE MADE IN CI<\/a><\/blockquote><iframe loading=\"lazy\" class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; visibility: hidden;\" title=\"\u00ab\u00a0LE MADE IN CI\u00a0\u00bb &#8212; Adabla Mon  march\u00e9\" src=\"https:\/\/adabla.com\/embed\/#?secret=84gczAzYNs#?secret=IaWItacisx\" data-secret=\"IaWItacisx\" width=\"600\" height=\"338\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La C\u00f4te d&rsquo;Ivoire fait figure de puissance \u00e9conomique sous r\u00e9gionale, contribuant \u00e0 plus du tiers du PIB de l&rsquo;UEMOA et plus de 40% des exportations de la zone. 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